- The portrait depicts Joan of Arc's awe upon receiving a vision from the Archangel Michael.
- Author Eugene Thirion (1876).
mercredi 24 juin 2009
Jeanne qui entendait des voix...
lundi 1 juin 2009
Botticelli ou l'idéal humaniste
Pétrarque
Pétrarque engage le tournant fondamental de la Renaissance qui va puiser chez les Antiques son renouveau culturel
« Dans son ensemble, l'oeuvre de Pétrarque représente dans toute sa splendeur une dimension importante du Quattrocento. Par la tradition qu'elle intègre comme par ses apports spécifiques, elle est, à l'aube des Temps modernes, le creuset de l'interculturel.
Aujourd'hui que le troisième millénaire prône l'ouverture des frontières et le brassage des civilisations, de tels impératifs ne peuvent que servir la mémoire de Pétrarque et attester son actualité dans le contexte d'une Méditerranée carrefour des cultures et des civilisations."
Autour de Pétrarque : colloque international, 24-27 novembre 2004 -
Poète, Pétrarque fut aussi savant, historien, archéologue, chercheur de manuscrits anciens. Il fut certainement le premier des grands humanistes de la Renaissance. Sa gloire vient surtout de ses poèmes, sonnets des "Rimes et des Triomphes", composés en l’honneur de Laure de Noves et réunis dans le "Canzoniere ". Son oeuvre latine a provoqué en Italie le mouvement de la Renaissance, un siècle avant que les autres nations de L'Europe n'en ressentissent les effets bienfaisants.
Erano i capei d’oro Il était une fois des cheveux d'OR
Erano i capei d’oro a l’aura sparsi
che ’n mille dolci nodi gli avolgea,
e’l vago lume oltra misura ardea
di quei begli occhi, ch’or ne son sì scarsi;
e’l viso di pietosi color’ farsi,
non so se vero o falso, mi parea:
i’ che l’ésca amorosa al petto avea,
qual meraviglia se di sùbito arsi?
Non era l’andar suo cosa mortale,
ma d’angelica forma; et le parole
sonavan altro, che pur voce humana.
Uno spirto celeste, un vivo sole
fu quel ch’i’ vidi: et se non fosse or tale,
piagha per allentar d’arco non sana.
Francesco Petrarca (1304-1374)
Pour l'amour de Laure
lundi 9 février 2009
Dante et Béatrice
( wikipédia)
Dans Vie Nouvelle ( Vita Nuova ) constituée de 31 poèmes et 42 chapitres en prose, Dante évoque sa première rencontre avec Béatrice à l'âge de 9 ans .
” Elle m'apparut revêtue d'une très noble couleur, humble et honnête, rouge sang, ceinte et ornée comme il convenait à son très jeune âge. A ce moment, je dis en vérité que l'esprit de la vie, qui demeure en la chambre la plus secrète du coeur, commença à trembler si fort, qu'il se manifesta horriblement en mes plus petites veines. “
” Dès lors je dis qu'amour s'empara de mon âme, qui lui fut si tôt soumise, et commença à prendre sur moi telle assurance et tel pouvoir, par la force que lui connait mon imagination, qu'il me fallait exécuter complètement tous ses désirs. Il me recommandait maintes fois de chercher à voir ce jeune ange.”
Béatrice
CF Wikipédia
Par Beatrice Portinari, on désigne communément le personnage de nombreuses œuvres de Dante Alighieri, dont le poète est amoureux.
Néanmoins, jamais Dante ne donnera dans ses écrits d'indication quant à l'identité « civile » de ce personnage, qui est avant tout symbolique ...
De fait, Boccace, qui, peu de temps après la mort de Dante, commentait la Divine Comédie à Florence, se vantait de s'être moqué de ses auditeurs en répandant l'idée que Béatrice avait une existence civile (c.à.d. tout simplement réelle). Ce problème est en vérité difficile à résoudre, et n'est pas très intéressant sur le fond, car il est certain que l'importance de Béatrice pour Dante se situe à un niveau purement symbolique, supra-humain, puisque le poète fut marié et eut plusieurs enfants avec Gemma, une femme dont il est maintenant établi qu'elle n'était pas Béatrice ; il serait donc fort malvenu de voir dans cet Amour , une vulgaire passion adultère…
Celle qui correspond le mieux, à cette Icône, était une florentine de la famille des Portinari Donc Béatrice, encore nommée Béatrix dans certains ouvrages (diminutif: Bice 1266-1290) ; Dante, se serait épris d'elle dès son enfance, lui consacra une place dans tous ses ouvrages.